Au revoir là-haut

février 2014

Dès le début nous sommes au coeur du sujet. Cela commence par un assaut (parce que c'est la guerre.) Tout de suite nous sommes dans l'action avec de multiples rebondissements.
L'héroïsme et le néant, le courage et l'horreur du manque de scrupule et pire même.
Cela continue, après la vie et la peur et la mort dans les tranchées, par les descriptions de la société d'après guerre avec tout son cortège de malheurs, de bonheurs, d'à peu près et de misères.
L'imposture (Albert et Edouard), la malhonetteté (Aulnay-Pradelle), les arrangements subtiles (Péricourt et Madeleine).
"Dans une France meurtrie par la boucherie qu'a été cette Grande Guerre, on s'occupe des cimetières, des monuments aux morts, des édifices à la gloire des soldats tombés sous les balles ennemies... La société de ces lendemains de guerre tourne autour de ses héros disparus, alors que les soldats vivants sont les oubliés de cette société."
Les descriptions sont précises traduisant au plus profond la diversité des sentiments et des comportements. C'est poignant et c'est vrai, mais d'une vérité qui fait froid dans le dos.
Jusqu'au dénouement, inattendu, le suspens entretenu est intact.
C'est dur, c'est beau, c'est à lire assurément.
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