L'Ile des Chasseurs d'oiseaux

20 juin 2012

Ce roman nous embarque dans un voyage de retour vers un passé lourd, englué dans le brouillard, les ressentiments. Nous sommes sous tension jusqu'à la fin ou presque car on devine qui est le meurtrier quand Artair part sur le rocher avec "son" fils ou plutot celui de Fin.
Jusqu'à ce moment là nous allons de soupçons en rebondissements et nous sommes secoués, perdus comme Finn et les autres protagonistes de cette histoire qui s'est nouée et se dénouera dans l'île des chasseurs d'oiseaux, l'île d'An Sgeir, rocher perdu, bordé de falaises abruptes où viennent se reproduire des milliers de fous de Bassan. Cette chasse au guga (jeune fous de Bassan) a lieu chaque année au mois d'août. Elle est aussi considérée comme une initiation par les hommes qui élisent les jeunes qui chaque année peuvent se joindre à eux.
Personnellement, j'ai aimé la construction de l'histoire qui évite l'ennui. Peter MAY se donne la possibilité de dévoiler les secrets progressivement avec l'alternance entre des récits de l'enfance de Fin sur l'île de Lewis et le récit de l'enquête du Fin adulte, devenu inspecteur, sur cette même île.
Cette plongée plaisante de l'adulte dans son passé permet de renouer des liens avec des personnes des dizaines d'années plus tard alors qu'il a vécu avec elles des événements douloureux.
Mais cette rencontre risque d'être teintée d'amertume et de rancœur. Pourra-t-il dépasser ces sentiments? De quelle manière le temps et la mémoire transforment-t-ils les hommes ? Fin va revoir nombre d'amis d'enfance blessés par la vie et retrouver des secrets qu'il avait enfouis au plus profond de lui même : il ne va surement pas revenir indemne de ce voyage.
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