La disparition de Josef MENGELE

avril 2018

Livre de Olivier GUEZ.

La cavale de Mengele s’est étendue sur une trentaine d'années. Sa fin de vie – celle d'un petit vieux paranoïaque – et sa vie (comme une légende) au fil des années depuis son arrivée en Argentine donne un contraste saisissant.
Tout le monde l’imagine en capitaine d'industrie ou tel un baron des cartels de la drogue naviguant d'une dictature sud- américaine à l'autre alors qu'il se terre en maints endroits plus ou moins reculés bénéficiant à la fois de l'aide d'acolytes du même acabit et de l'omerta du clan familial aux membres unis dans la peur de voir leur entreprise entachée par la triste réputation d'un des leurs.
Quand la traque reprendra (israéliens, américains et européens enfin réunis dans cette chasse à l'homme), la piste suivie sera celle d’un fantôme. Le fugitif (l'Ange de la Mort) est décédé six ans auparavant sur une plage brésilienne.
C'était un "être" monstrueux, cynique et égoïste dont la fin ne peut effacer dans les mémoires les exactions horribles commises en considérant que les juifs n'appartenaient pas au genre humain.
Le récit qu'en fait Olivier GUEZ est hyperdocumenté et laisse à penser que l'homme n'est pas forcément bon de nature et qu'il convient d'être très attentif à tout commencement de dérives.
J'en veux pour preuve l'éclosion de nouvelles dictatures dans le Monde sous couvert du traitement de l'immigration et de l'éradication du terrorisme et le renforcement des régimes totalitaires pour d'autres sous couvert d'élections démocratiques en trompe-l'oeil.
Soyons vigilants.


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