Le Bal d'EMMA

1er juin 2012

Dans la salle de bal de Fauconnières, un mirage de la figure d’Emma Bovary écrit au plateau par Mariette Navarro avec Caroline Guiela Nguyen, quatre acteurs, douze Montéliens, un orchestre du Conservatoire de Valence.
Pour Le Bal d’Emma, Caroline Guiela Nguyen met en tension le théâtre et la vie en travaillant avec des comédiens et musiciens amateurs du bassin valentinois et des acteurs professionnels.
Le spectacle joue des réminiscences de Madame Bovary, source d’inspiration pour dessiner le paysage imaginaire des personnages.
Répétée et créée à Montélier, dans la salle Marcel Pagnol, la pièce se nourrit aussi d’un espace qui porte déjà sa propre histoire.
L’auteure Mariette Navarro en écrit le texte in situ à partir des improvisations et des directions proposées par la mise en scène et mêle son écriture à celle des corps et du plateau pour faire éclore, comme d’une page blanche, la danse du Bal d’Emma.
Sur son blog Mariette NAVARO (écriture) le 27 mai 2012 écrit: "Chacun des langages utilisés dans la pièce (improvisation réaliste, moins réaliste, texte de Flaubert, texte contemporain, mouvements, sons, lumières, costumes) fait frotter le théâtre avec autre chose, le déplace légèrement, expérimente différentes façons de créer du sens et de l'émotion."

Pour ma part, au premier jet à la sortie de la représentation, je suis resté dans l'interrogation en trouvant la mise en scène un peu décevante.
Un manque de rythme, une EMMA peu convaincante, une absence d'ambiance de bal, des temps morts et un conte de Cendrillon manquant de poésie.
A la réflexion en me remémorant ce qu'il m'avait été donné à voir j'ai modifié mon appréciation en trouvant que la toute première partie était en fin de compte bien enlevée. En revanche la scène ou le chanteur et EMMA se cherchent et se trouvent se déroule dans un silence assourdissant alors que nous sommes dans un bal (peut-être eut-il été possible de doter les deux comédiens de micro de tête permettant alors des voix en surimpression sur le brouhaha habituel d'un bal...)
Par ailleurs il m'a semblé que l'ensemble manquait de rythme, de vérité, de conviction. Peut-être un jeu des comédiens professionnels un peu terne. EMMA était jouée mais non habitée.
Je n'ai eu aucune émotion à quelques moments que ce soient. Dommage ! Mais peut être n'étais-je pas réceptif ce soir là ?
Ceci étant il convient de saluer la performance pour réaliser cette présentation avec des comédiens amateurs et des habitants du village (insuffisamment nombreux à mon avis)où était donnée la pièce. Au fil des représentations le rendu ne peut que se bonifier.
Encouragements!

La compagnie Les Hommes Approximatifs
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