Curd JÜRGENS

né le 13 décembre 1915 à Solln (royaume de Bavière dans l'Empire allemand) et mort le 18 juin 1982 à Vienne (Autriche), est un acteur et un réalisateur de cinéma allemand et autrichien.
Acteur et réalisateur autrichien, Curd JÜRGENS est né d’un père allemand et d’une mère française, d’où son bilinguisme. Le jeune homme débute comme journaliste, prend des cours de comédie et commence à apparaître dans des films autrichiens à la fin des années 30, sans rencontrer le succès pour autant. Durant la Seconde Guerre mondiale, il travaille pour la UFA, mais est envoyé en camp de travail dont il parvient à s’échapper.
Au sortir de la guerre, il occupe des fonctions importantes comme directeur de plusieurs théâtres et obtient la nationalité autrichienne. Il continue à jouer régulièrement au cinéma et entame même une carrière de réalisateur. Il tourne ainsi plusieurs longs-métrages entre 1950 et 1961.
Curd JÜRGENS connaît son premier grand succès international avec Le général du diable (KÄUTNER, 1955) où il incarne le général nazi Harras. Ce film lui ouvre les portes d’une carrière internationale et on le retrouve dans Et Dieu créa la femme (VADIM, 1956), Michel Strogoff (GALLONE, 1956), Torpilles sous l’Atlantique (POWELL, 1957) et Amère victoire (RAY, 1957).
Au cours des années suivantes, il devient l’un des acteurs germaniques les plus populaires du cinéma mondial, incarnant très souvent les nazis. On le retrouve dans L’auberge du sixième bonheur (ROBSON, 1958), Katia (SIODMAK, 1959), Le jour le plus long (COLLECTIF, 1962), Château en Suède (VADIM, 1963), Lord Jim (BROOKS, 1965), Le jardinier d’Argenteuil (Le CHANOIS, 1966), Pas de roses pour OSS 117 (HUNEBELLE, 1968), La légion des damnés (LENZI, 1969), La bataille d’Angleterre (HAMILTON, 1969) et Le caveau de la terreur (Ward BAKER, 1973).
Curd JÜRGENS rencontre un gros succès en méchant d’anthologie dans le James Bond L’espion qui m’aimait (GILBERT, 1977). On le revoit dans La percée d’Avranches (MCLAGLEN, 1979) et La gueule de l’autre (TCHERNIA, 1979). Il meurt d’un arrêt cardiaque en 1982 à l’âge de 66 ans.
Virgile DUMEZ (CINÉ DWELLER)

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