Jean WALL

Jean Salomon WALLENSTEIN dit Jean WALL, né le 31 décembre 1899 dans le 20e arrondissement de Paris et mort le 24 octobre 1959 dans le 16e arrondissement, est un acteur et réalisateur français.
Fils de Michel WALLENSTEIN, horloger de profession et de son épouse Jeanne (née Wahl), Jean Salomon WALLENSTEIN naît le 31 décembre 1899, au domicile de ses parents rue Ménilmontant, dans le vingtième arrondissement de Paris. En 1922, après avoir effectué ses études secondaires à Orléans et débuté un cycle universitaire à Paris, il entame sa carrière artistique au Théâtre de l’Œuvre, alors dirigé par Aurélien Lugné-Poe. Durant les années vingt, il se forge une solide réputation de comédien sur les scènes parisiennes et provinciales. C’est un comédien enthousiaste et passionné. Jusqu’à la fin de sa vie, le théâtre demeure sa priorité absolue. Il joue et met en scène des œuvres de Noel Coward ou de Michel Duran avec un égal plaisir. En collaboration avec l’un de ses meilleurs amis, Marc-Gilbert SAUVAJON, il écrit quelques pièces dont «Les enfants d’Edouard».
En 1931, Jean WALL entame sa carrière au cinéma dans «La vagabonde» aux côtés de la ravissante Marcelle CHANTAL . Il enchaîne ensuite avec des seconds rôles de qualité, dans une quinzaine de films. Il interprète notamment «le zèbre» de la bande de malfrats de «Mauvaise graine» (1933) avec Danielle DARRIEUX , Serge Wolff dans «Les mariages de Mademoiselle Lévy» (1936) avec Yvette LEBON , le primesautier copain de Fernand GRAVEY dans «Mister Flow» (1936) de Robert SIODMAK, l’époux désagréable de Edwige FEUILLÈRE dans «La dame de Malacca» (1937) de Marc ALLÉGRET, et l’avocat général dans «La piste du Nord» (1939) avec Michèle MORGAN . D’origine juive, Jean WALL doit disparaître de la vie culturelle française pendant l’occupation allemande. Pour survivre, il arrive néanmoins à donner discrètement quelques cours d’art dramatique.
Après la libération de Paris, Jean WALL refait son apparition au théâtre en mettant en scène le «Dîner de famille» de Jean BERNARD-LUC. Mais il tourne également quatre films en 1945: «L’ange qu’on m’a donné» de Jean CHOUX, «La tentation de Barbizon» de Jean STELLI, «Seul dans la nuit» de Christian STENGEL et «La part de l’ombre» de Jean DELANNOY. Il retrouve ainsi son statut de second rôle indispensable au paysage cinématographique français. En 1946, il interpréte l’un de ses rares rôles sympathiques, celui du docteur israélite Ben Sassen dans «Le Bataillon du ciel» de Alexander ESWAY. Les années suivantes, il campe des personnages souvent détestables dans des productions très diverses, parmi lesquelles: «L’ange qu’on m’a donné» (1945) avec Jean CHEVRIER , «Non coupable» (1946) avec Michel SIMON, «Raspoutine» (1953) avec Pierre BRASSEUR et «Ascenseur pour l’échafaud» (1957) de Louis MALLE avec Jeanne MOREA U. Homme aux multiples activités, Jean WALL réalise également deux films: «Bonheur en location» (1948) et «Bille de clown» (1950) interprétés entre autre par son ami Jean CARMET .
Peu de temps avant sa disparition, Jean WALL donne la réplique à Jean GABIN dans «Les grandes familles» (1958) et à Raymond PELLEGRIN dans «Les fruits du péché» (1959). Parallèlement, il met en scène et joue avec Maria MAUBAN , au Théâtre de la Madeleine, «La collection Dressen» une pièce écrite par son complice de toujours, Marc-Gilbert SAUVAJON. Artiste aux talents multiples, malheureusement trop vite oublié, Jean WALL meurt le 24 octobre 1959, à son domicile parisien du 16ème arrondissement. Son corps est inhumé au cimetière parisien de Bagneux. Philippe PELLETIER (CINEARTISTES)

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